Cette installation montre l’influence de la période coloniale sur les développements politiques postcoloniaux.
Elle met en évidence la rupture que constitua l’introduction de l’économie politique coloniale, et retrace la façon avec laquelle se sont constitués progressivement jusqu'au siècle dernier les empires, puis les Républiques coloniales occidentales en Afrique.
Ces pays favorisaient une dualité juridique et morale, privilégiant un état de non-droit et d’exception permanent au sein de ses colonies.
En tant que pays civilisés, l’entreprise de « civilisation » des peuples « sauvages » sera légitimée, justifiant l’usage systématique de la violence politique et de l'obeïssance de la loi.
Cette installation composée de multiples parasols aux couleurs de tréllis comme des zones de non droits sous lesquels sont disposés des gisants, illustrant l’impact de la colonisation sur les développements politiques ultérieurs, montrant comment, loin de faire table rase d’un passé traumatique, de nombreux dirigeants postcoloniaux s’inspireront de la domination coloniale afin de consolider leurs propres pouvoirs personnels et de favoriser la persistance d’États faibles. |