Bandjoun station, Cameroon, front 2007

– I was born in April 1967, in M’Balmayo, Cameroun. I studied at the École Nationale Supérieure des Beaux Arts in Abidjan, Côte d’Ivoire, at the École Supérieure d’Arts in Grenoble, France and at the Kunstakademie in Düsseldorf, Germany.

Aware of the double dilemma of being on the one hand unable to protect Africa’s classical and contemporary artistic heritage, and yet keen to undertake an ambitious cultural project, I decided to use most of the money I have I earned through my work as an artist to set up « Bandjoun Station », a … a non-profit-making project of entirely personal inspiration in terms of concept, construction, production and implementation.

We Africans do not have the ‘luxury’ of surrender, of whining and waiting, in spite of the enormous number of obstacles encountered by Africa and her diaspora. It is essential that we find OUR OWN solutions in all areas, whether agriculture, healthcare, economy, culture, politics, education or sport. In order to do that our African countries must set up a large number of vibrant and innovative structures in order to stimulate creativity and the desire for culture, as well as to develop the practical side and bring projects to fruition. Bandjoun Station is situated on the high plateaux of Western Cameroon, 3 km from the town of Bafoussam, 300 km from Douala and Yaoundé.Bandjoun Station is first and foremost a creative workshop where I wish to gather fellow artists… Accommodation in Bandjoun Station House will be possible for some of them who will create/produce on the premises and participate in the in situ creation of exceptional works and monumental pieces that require a lot of space for their realization

All our guests will be able to work on their own projects, appropriate to the human and natural context of the site, and to propose activities and events, whether in the local region, further afield in Cameroon, or abroad.This artistic adventure is constructed around two separate buildings: an art center on three storeys (25 m high) and the living space on four levels (22 m high), held up by solid pillars of reinforced concrete. At the top of the structure is a gable, 11 metres high and covered by a structure in the form of a double pyramid, which, with its tapered roof, echoes the centuries’ old local architectural tradition. In order to avoid rainwater damage the walls are covered with mosaics, whose designs are drawn from images from my own graphic universe. A wall of mirrored glass, reflecting the blue of the sky, protects the art within from sunlight and adds a discreet elegance, a transparent touch of modernity, to the building. The building work took place over two years, between 2005 and 2007.

The first building is divided into five levels, each one covering 120 m². The basement houses a space for lectures and screenings and a  reading room . The first and second floors are for temporary exhibitions, whilst the third floor is is an exhibition space housing a permanent collection of work by international artists, which I have pieced together through exchanges with artist friends and collectors the world over, in order to avoid the pitfall of the ‘African art ghetto’. A glass corridor on the second floor enables visitors to pass between the two buildings. A beautiful piece of architecture, the building has stunning views of the gardens and of Bandjoun.The second building has three levels: the ground-floor is composed of three bedrooms and one dining-room ; first and second floor: twelve studios (workshop/accomodation) ; third floor, the superficy of which can be doubled thanks to a large mezzanine: meeting/communal working space.

A third space, an interior courtyard of 300 m², is designed as an open-air theatre, whose stage faces a grass-covered audiorium, separated by a passageway. Plays, readings, concerts, performances and dinners will take place there. In order to expand the parameters of this ambitious artistic and cultural building protect, I decided in addition to use three hectares of land for a project that integrates artistic and agricultural elements. This way of combining both environmental issues and social experimentation sets an example for the local youth; it is a way of creating a dynamic and equitable relationship between guests and hosts, as well as of demonstrating the central importance of agriculture in our quest to become self-sufficient in food production. It is a strong political statement; our artistic breeding ground will in turn give birth to a coffee plantation, a critical act which magnifies the artistic gesture and powerfully critiques what Léopold Sédar Senghor has called « the deterioration of the terms of exchange, in other words the lowering of prices for export imposed by the West which punishes and impoverishes the farmers of the South ».

Barthélémy Toguo

 For more information BANDJOUN STATION  www.bandjounstation.com

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Je suis né en 1967, au Cameroun. J’ai fait mes études à l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts d’Abidjan en Côte d’Ivoire, à l’École Supérieure d’Arts de Grenoble puis à la Kunstakademie de Düsseldorf, en Allemagne.Constatant la double impasse de ne pouvoir sauvegarder le patrimoine artistique classique et contemporain sur le continent africain d’une part, et d’y établir des projets culturels ambitieux d’autre part, j’ai décidé de consacrer l’essentiel de mes moyens -gagnés sur le terrain de la création artistique- à l’édification et à la création de « Bandjoun Station », un projet à but non-lucratif entièrement personnel (concept, construction, production et réalisation).Car, au regard des multiples obstacles que rencontre l’Afrique et sa Diaspora, nous Africains ne pouvons nous offrir ‘le luxe’ de capituler, de geindre et d’attendre. Il est primordial que nous imaginions NOUS–MÊMES nos solutions dans tous les domaines (agricole, sanitaire, économique, social, culturel, politique, éducatif, sportif…). Ainsi, nos pays africains doivent se doter d’un grand nombre de structures vivantes et innovantes, afin de stimuler la création, l’envie de culture, pour en développer les pratiques et les faire fructifier. »Bandjoun Station » est située sur les hauts plateaux de l’ouest du Cameroun, à 3 km de la ville de Bafoussam, à 300 km de Douala et Yaoundé. « Bandjoun Station » est d’abord un atelier de création où j’envisage de réunir des collègues artistes… Certains pourront loger en résidence de création/production, sur les lieux mêmes, à « Bandjoun Station House » et s’associer à la réalisation d’œuvres ‘in situ’ exceptionnelles et de pièces monumentales qui requièrent de vastes espaces de mise en œuvre et de façonnage.Véritable aventure artistique, « Bandjoun Station » est bâti sur deux édifices distincts: le centre d’art de trois étages (25 m de hauteur) et l’atelier /studio de quatre étages (22 m de hauteur), soutenus par de solides piliers en béton armé. La structure est surmontée d’un pignon de 11 m de hauteur et couverte d’une charpente à double pyramide, qui respecte les règles séculaires de l’architecture traditionnelle locale avec ses toitures effilées… Pour prévenir les infiltrations pluviales, les murs sont couverts de mosaïques rehaussées d’emblèmes issus de mon univers graphique.Une baie vitrée et miroitée bleu ciel abrite la façade, protègera les œuvres exposées de la luminosité en conférant une élégance légère, une modernité transparente au bâtiment. Les travaux se sont étalés sur trois années, en 2005 /2008.Le premier édifice est divisé en cinq plateaux de 120 m² de superficie chacun: un sous-sol pour les rencontres et projections, un salon de lecture au rez-de-chaussée, les niveaux 1 et 2 pourront accueillir des expositions temporaires, le troisième niveau enfin, abritera une série d’œuvres issues de mes échanges avec tous mes amis artistes du monde entier, afin de déjouer les pièges du « ghetto d’art africain ». Une passerelle vitrée, au deuxième étage, facilite la circulation entre les deux bâtiments ; l’ensemble surplombe la verdure et la beauté de Bandjoun, comme un « bijou » d’architecture.Le second édifice, s’élève au-dessus d’un rez-de-chaussée qui se distribue en trois chambres et une salle à manger, puis douze ateliers /studios répartis sur les premier et deuxième niveaux. Le troisième niveau est constitué d’une grande salle de travail commune et d’une spacieuse mezzanine qui double la surface de travail.Pour dépasser -et transcender- cet ambitieux chantier artistique et culturel, j’ai en outre décidé de valoriser trois hectares de terrain en projet à la fois artistique et agricole. Ce volet d’intégration environnementale et d’expérimentation sociale se veut un exemple pour la jeunesse locale afin de créer des liens dynamiques et équitables entre le collectif d’artistes associés au projet et leurs hôtes et démontrer qu’il faut aussi croire aussi à l’agriculture pour atteindre notre autosuffisance alimentaire. C’est enfin un acte politique fort où notre collectif fécondera une pépinière caféière, un acte critique qui amplifie l’acte artistique et dénonce ce que Léopold Sédar Senghor appelait « la détérioration des termes de l’échange », où les prix à l’export imposés par l’Occident pénalisent et appauvrissent durablement nos agriculteurs du Sud.

Barthélémy Toguo

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